Douleurs aux côtes, jaunissement des muqueuses, des urines et courbatures… : ces signes des hépatites qui doivent alerter..

Les douleurs aux côtes notamment celle de droite, le jaunissement des muqueuses, des téguments, des urines sont des signes annonciateurs de certaines formes d’hépatites. Ces manifestations sont énumérées par le Professeur Demba Diédhiou, agrégé en médecine et spécialiste en endocrinologie et diabétologie. L’universitaire partage, dans cet entretien, les informations pouvant aider à réduire les risques de contracter les formes graves des hépatites.

Les hépatites désignent toutes maladies inflammatoires du foie. Dans certains cas, le patient ne présente pas de signes cliniques. Les manifestations les plus courantes sont aussi similaires à d’autres maladies. Parmi ces symptômes, le Professeur Demba Diédhiou, agrégé en médecine interne, cite les douleurs au flanc droit, sur les côtes, le jaunissement des muqueuses, des téguments et la coloration jaunâtre des urines. « On peut avoir un ictère qui est d’une coloration jaunâtre des muqueuses, des téguments, avec des urines qui sont jaunâtres. Le syndrome grippal avec une fièvre, des courbatures, des douleurs musculaires et articulaires font partie aussi des signes », informe l’enseignant-chercheur à la Faculté de médecine et de Pharmacie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Si le patient n’est pas traité à temps, la maladie évoluera vers des formes plus graves pouvant hypothéquer les fonctions du foie. « Les hépatites peuvent se manifester sous forme d’encéphalopathie hépatite qui est des manifestations neurologiques, d’insuffisance hépato cellulaire ou bien d’hépatite fulminante.

Ces formes sont en rapport avec une inflammation qui peut aller jusqu’à la nécrose ou la destruction du foie », alerte le Professeur Demba Diédhiou. L’universitaire souligne que les formes asymptomatiques et compliquées peuvent être en augmentation sans qu’elles ne fassent l’objet d’une attention. Plusieurs facteurs expliquent la hausse de cette prévalence au sein de toutes les couches de la population. L’origine de la maladie peut être infectieuse, toxique et d’autres maladies. « Pour ce qui est des causes infectieuses, elles peuvent être virales, parasitaires ou bactériennes. Mais, les causes virales sont les plus fréquentes, l’hépatite virale (hépatite A, B, C, D). Mais les formes les plus le soleil
Douleurs aux côtes, jaunissement des muqueuses, des urines et courbatures… : ces signes des hépatites qui doivent alerter
8 novembre 2021

Les douleurs aux côtes notamment celle de droite, le jaunissement des muqueuses, des téguments, des urines sont des signes annonciateurs de certaines formes d’hépatites. Ces manifestations sont énumérées par le Professeur Demba Diédhiou, agrégé en médecine et spécialiste en endocrinologie et diabétologie. L’universitaire partage, dans cet entretien, les informations pouvant aider à réduire les risques de contracter les formes graves des hépatites.

Les hépatites désignent toutes maladies inflammatoires du foie. Dans certains cas, le patient ne présente pas de signes cliniques. Les manifestations les plus courantes sont aussi similaires à d’autres maladies. Parmi ces symptômes, le Professeur Demba Diédhiou, agrégé en médecine interne, cite les douleurs au flanc droit, sur les côtes, le jaunissement des muqueuses, des téguments et la coloration jaunâtre des urines. « On peut avoir un ictère qui est d’une coloration jaunâtre des muqueuses, des téguments, avec des urines qui sont jaunâtres. Le syndrome grippal avec une fièvre, des courbatures, des douleurs musculaires et articulaires font partie aussi des signes », informe l’enseignant-chercheur à la Faculté de médecine et de Pharmacie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Si le patient n’est pas traité à temps, la maladie évoluera vers des formes plus graves pouvant hypothéquer les fonctions du foie. « Les hépatites peuvent se manifester sous forme d’encéphalopathie hépatite qui est des manifestations neurologiques, d’insuffisance hépato cellulaire ou bien d’hépatite fulminante. Ces formes sont en rapport avec une inflammation qui peut aller jusqu’à la nécrose ou la destruction du foie », alerte le Professeur Demba Diédhiou.

L’universitaire souligne que les formes asymptomatiques et compliquées peuvent être en augmentation sans qu’elles ne fassent l’objet d’une attention. Plusieurs facteurs expliquent la hausse de cette prévalence au sein de toutes les couches de la population. L’origine de la maladie peut être infectieuse, toxique et d’autres maladies. « Pour ce qui est des causes infectieuses, elles peuvent être virales, parasitaires ou bactériennes. Mais, les causes virales sont les plus fréquentes, l’hépatite virale (hépatite A, B, C, D). Mais les formes les plus inquiétantes sont l’hépatite virale C et la forme virale D en rapport avec l’hépatite virale D », a fait remarquer l’enseignant-chercheur.

L’hépatite virale se transmet de plusieurs modes. Leur virus peut être contracté lors d’une transfusion sanguine, d’un rapport sexuel non protégé, ou en cas de l’intoxication liée à la prise de médicament ou encore lors d’une prise de sang. « En ce qui concerne l’hépatite toxique, il peut y avoir des causes médicamenteuses provoquées par un surdosage ou bien une allergie à un produit médicamenteux », précise le spécialiste qui ajoute que l’hépatite toxique peut être due à un abus d’alcool. En plus de l’intoxication médicamenteuse, la prise des médicaments traditionnels (racines, feuilles d’arbres, solutions à base de plantes médicinales…) est aussi un facteur à risque. Pr Diédhiou reconnaît qu’il est difficile de prévenir les formes les plus répandues des hépatites. Par contre, pour celles de formes graves et celles toxiques, il recommande la vaccination, d’éviter les rapports sexuels non protégés, de ne pas abuser de l’alcool et la toxicomanie… « La vaccination est l’un des moyens de prévention de l’hépatite virale. En plus de cela, il faut lutter contre la toxicomanie, l’abus d’alcool, l’interdiction d’une médication non autorisée. Il y a surtout la nécessité de respecter les prescriptions médicamenteuses », conseille l’enseignant-chercheur.

Avec Le Soleil

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