Réponse à un ami au sujet de son point de vue sur”La plus secrète mémoire des hommes” ( Par Ibrahima Diémé)

Réponse à un ami, un frère, un promotionnaire, un collègue, Monsieur Mamadou Ndiaye, au sujet de son point de vue sur “La plus secrète mémoire des hommes” de Mohamed Mbougar Sarr, lauréat du prix Goncourt 2021. À l’image de Gustave Flaubert, de Charles Baudelaire, ce Mbougar devrait être attrait à la barre des bons goûts (tribunal des mœurs sociales) pour avoir produit une littérature de dégoût, une littérature putride.

Son œuvre est scandaleuse. Elle prend position sur un sujet scandaleux que l’Occident veut nous imposer, nous Africains, nous Sénégalais. Et c’est un Nègre qui porte ce combat. C’est là tout le problème, toute la déception, tout le dégoût de le lire même si la qualité de son œuvre, tant du point de vue écriture, tant du point de vue style, est de haut niveau intellectuel.

Mon cher ami et frère Mamadou Ndiaye, il faut accepter ici que l’on conduise cette littérature de dégoût, produite par notre compatriote, au tribunal de la sociologie sénégalaise, donc des bonnes mœurs. Je suis scandalisé de lire ce Mbougar tellement son roman est révoltant. Je le soupçonne d’être de mèche avec les toubabous qui veulent nous imposer une nouvelle fois leurs tares, donc l’homosexualité.

Certes, elle existe chez nous, mais elle y demeure encore un tabou. Oser en parler pour un Africain, de surcroît un Sénégalais, dans un livre, c’est chercher à briser ce tabou qui l’entoure pour en faire un sujet banal, ordinaire. Je plains ce Mbougar.

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