Pour apaiser le pays et le soustraire de la barbarie et la violence. (Par Ansou Sambou)

Nous devons faire de la lecture et le sport une cause nationale. L’équilibre du pays et ses habitants en dépend.
Puisque nous n’avons pas les moyens de voyager beaucoup, lisons car les livres nous font parcourir des milliers de kilomètres dans l’espace et dans le temps.
Puisque nous ne vivrons pas tous les temps, lisons pour dialoguer avec les gens de notre époque et d’autres époques. J’ai dialogué avec Platon, Hampathé Bâ, Cheikh Anta diop, Henry Bergson, et plusieurs auteurs classiques à travers leurs ouvrages et textes. Aujourd’hui, je communique avec Plenel, Onfray, Picketi, T. Porcher, j. Branco, O. Massaly, De Villiers, Ndongo Sylla, Bamba Ndiaye, L. Coulibaly etc.

Puisque l’éducation ne peut tout nous apporter, lisons pour compléter notre éducation et notre culture.
Ceci n’est point un plaidoyer mais un témoignage, une expérience vécue dont je suis le bénéficiaire vivant.
La lecture développe et améliore la pensée, aiguise le sens critique et procure la paix intérieure. Elle installe la finesse, l’élégance et la pondération. Elle développe la sensibilité humaine et humanise davantage notre âme. Elle installe la méticulosité et la minutie dans tout ce que l’on fait.

Baignons dans un univers livresque pour conserver et capter le peu de sensibilité qui reste de ce monde, pour apaiser nos esprits et nous protéger contre les écrans (portable, télé, tablettes) et la dénaturation.
Le monde doit garder une grande part de naturel dans une époque où l’on est envahi par l’artificiel. La sensibilité est ce qui nous évite la dictature et la tyrannie qui n’ont de causes que l’opportunisme exacerbé et la poursuite des désirs et intérêts personnels.

Il faut placer certaines brutalités, certaines barbaries dans l’absence de la lecture et donc de l’absence de culture.
Lorsqu’on ne lit pas, on ne se frotte pas assez aux idées. On est donc désarmés et pas habitués à débattre (confronter nos idées à celles des autres esprits). C’est ce qui justifie l’attitude colérique et susceptible de certains. Ainsi, la discussion contradictoire, le débat sont vécues comme une épreuve, une souffrance pour eux. Ce qui les pousse à la violence.

Quand on ne peut plus faire travailler la tête, l’esprit, le corps (les muscles) est sollicité naturellement. 😅
“Lisez pour vivre “, dixit G. Flaubert.

Bon dimanche à tous !

Ansou Sambou, auteur et acteur politique

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