Lycée Djignabo de Ziguinchor : la réhabilitation qui dérange.( Photos)

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Créé en 1957, le lycée Djignabo de ziguinchor est aujourd’hui dans un état de délabrement avancé. Des plafonds et des toitures qui ne tiennent plus. Un terrain très accidenté dû à l’érosion et qui rend difficile l’accès au sein de l’établissement. Cette situation a poussé les autorités à mettre en place un projet de réhabilitation du vieux lycée qui jusque là reste la vitrine de la Casamance. Malheureusement un manque de coordination entre l’administration du lycée et la partie étatique chargée des constructions scolaires a fini par engager des travaux qui bloquent aujourd’hui le fonctionnement du lycée.


Ces travaux portent essentiellement sur des fermetures de fenêtres alors que les besoins sont identifiés et bien consignés dans un document de réhabilitation du lycée. D’ailleurs, comment peut fermer des fenêtres sans tenir compte des conditions où du climat locales? Rappelons que le lycée Djignabo accueille l’essentiel des élèves admis au BFEM dans l’académie de ziguinchor. Aujourd’hui avec des effectifs pléthorique de 80 à 90 élèves, il fallait penser à aérer les salles plutôt que de les fermer. Car certains élèves ou professeurs trainent des maladies comme l’asthme. Ce qui rend souvent difficile les cours de 15h.


Aussi, il faut dire que la période choisie pour ce travail n’est pas propice car aucun l’enseignant ne peut faire cours dans ces conditions. C’est pourquoi les professeurs ont interpellé l’administration qui à son tour a interpellé l’inspecteur d’académie qui est venu aujourd’hui s’ enquérir de la situation et prendre des mesures fortes pour permettre le démarrage des enseignements apprentissages dans un bref délai.


Il faut rappeler que les besoins en réhabilitation sont ailleurs. Les élèves du lycée étaient en grève l’année dernière pour un problème d’eau alors que le lycée est à moins de 100m du château d’eau de ziguinchor. Pourquoi ne pas régler définitivement cette question ? Les zones des terminales et des premières se partagent deux toilettes sans eau courante. Les bureau des professeurs sont dans une situation inexplicable. Au même moment un entrepreneur ferme des salles. Ces fenêtres ont été montées par le lycée dans un passé récent. Ce qui se passe aujourd’hui au Lycée n’est ni plus ni moins qu’un sabotage qui ne dit pas son nom. Si rien n’est fait, nous risquons le pire.


Les parents d’élèves, qui sont tous absents à la rencontre doivent comprendre qu’ils ont un rôle essentiel dans le le fonctionnement des écoles. Ils doivent d’assurer que les enfants sont dans de bonnes conditions d’étude. Ils doivent jouer donc pleinement leur partition. La théorie d’une éducation inclusive doit être une réalité et non un concept creux. Seulement il faut dire que ces actions n’ont pas été planifié avec toutes les parties prenantes.

Dans un établissement comme le lycée, toute action devrait être planifiée et identifier les besoins et agir par priorité car au lycée tout est urgent. Mais qui a choisi ce travail qui est en train d’être fait aujourd’hui ? Où était l’équipe qui a monté le projet de réhabilitation du lycée ? Qu’est-ce qu’on a fait de ce projet?
Pourquoi attendre le mois d’octobre pour le faire? Qui, parmi les autorités du lycée surveille ces travaux ? Voilà des questions sans réponse que soulèvent tous les acteurs du lycée Djignabo de ziguinchor.

Abdourahmane Sonko, prof de philosophie au lycée Djignabo de ziguinchor.

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