Casamance : Le vol de bétail devient un fait récurent..

Élever un bœuf ou une chèvre devient un danger permanent pour l’éleveur en question. La facilité a gagné du terrain dans un milieu où le culte ‹‹ du gagne ton pain à la sueur de ton front›› était le maître mot legs de nos aïeux. Dans la commune de Diégoune ainsi que dans celui de Kataba 1 le vol de bétail prend de l’ampleur à tel enseigne que les populations ne savent à quel saint se vouer.

En saison sèche comme en période hivernale le bétail fait l’objet de vol à grande échelle. ‹‹ L’on aurait même tenté de parler d’arrachement car le plus souvent ce sont de voleurs armés jusqu’aux dents qui débarquent dans les pâturages pour détacher nos bœufs››, soutient un interlocuteur dans l’anonymat… Un autre de souligner : « récemment à Diégoune dans le sous-quartier de Bouloune, ils ont pris dans une seule nuit de 5 vaches que l’on n’a pas trouvé jusque-là».

Dans cette même dénonciation écœurante toujours des gens préférant rester dans l’anonymat martèlent : « ici à Birassou Bodiancounda 3 vaches appartenant au délégué de quartier ont été volées et une seule a été libérée par un paysan que le hasard à conduit jusqu’à l’endroit où l’animal a été attachée…» Une situation qui inquiète plus d’un à une période où l’agriculture ne promet plus et que l’élevage reste la seule alternative pour ces peuples du sud. Malheureusement, elles sont laissées à elles-mêmes et demandent l’aide de l’autorité étatique.

Par Mamadou Sané..

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