RECONSTRUCTION ET PAIX EN CASAMANCE: LE SILENCE DES CADRES ET DES HOMMES POLITIQUES. ( Par Pape Nianthio Sané)

Le Collectif Des Cadres Casamançais considéré comme le réceptacle des sollicitations et des aspirations des populations de la région de Ziguinchor est- il subitement devenu sourd, muet, aveugle? Ces cadres qui ont habitué les Sénégalais en général et les Ziguinchorois en particulier à se positionner quand leurs intérêts ou ceux de leurs mentors sont menacés, ont opté pour la politique de l’autruche depuis plusieurs années.

Pourtant ces cadres qui se sont autoproclamés les portes voix de toute une région qui leur a tout donné, préfèrent réduire leurs activités autour de leurs intérêts personnels attendant l’occasion d’une situation pour berner encore et encore les populations par des SUBTERFUGES.

Les politiciens, n’en parlons même pas car, ils ont opté à travers le financement de concerts de musique, de Buludji et autres Kumpos à abrutir des populations à la recherche d’espoir. Face aux urgences de Ziguinchor, point de cadres encore moins d’hommes politiques pour « taper sur la table ». Aujourd’hui, hormis le bateau Aguene, accéder à Ziguinchor par la route équivaut à un « DIEGUI SIRAT » tellement l’axe Senoba/Bignona ferait honte à une république bananière.

Malgré les accidents répétitifs sur le pont Emile Badiane qui a atteint son plus haut niveau de vétusté et de délabrement avec tous les risques de voir un nouveau JOOLA engloutir encore des innocents, les cadres s’interdisent de parler, attendant certainement que l’irréparable se produise comme à Boffa pour servir des inepties aux populations.

Malgré les complaintes des populations sur la faiblesse pour ne pas dire la quasi inexistence d’un plateau médical digne de l’envergure de Ziguinchor, malgré les morts comme ceux des quadruplés à l’hôpital Régional pour faute de couveuse, malgré les morts pour non assistance à personne en danger, ces cadres rasent les murs pour éviter de fâcher la main nourricière qu’est l’État.

Malgré les milles et un litiges fonciers entre Bignona, Nyassia, Cap Skirring, Madina Wandifa, Ziguinchor qui ont valu des emprisonnements aux contestataires et qui risquent si l’on y prend pas garde de poser les germes de futurs conflits, nos fameux cadres ont regardé ailleurs comme pour dire que galére des populations n’était pas siennes.

La coupe de bois, le pillage des forêts, n’en parlons pas car ces cadres sont plus intéressés par les ressources minières dont plusieurs permis ont été délivrés à certains d’entre eux.

Après des décennies d’existence, les populations vous remercient d’avoir produit et remis un mémorandum au président Abdou Diouf mais, il est temps que ces cadres différents de ceux de la Convention des Saint-Louisiens ou de Louga, prennent leur retraite et permettre aux nouvelles générations d’insuffler un coup nouveau pour la reconstruction de cette belle région.

Source: Page Facebook.

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