LES INONDATIONS ET LE MENSONGE DE LÉGITIMATION. ( Par Foussy Diédhiou)

Aucun homme n’a assez de mémoire pour réussir dans le mensonge, disait Abraham LICOLN.

Le Ministre de la gouvernance territoriale, du développement et de l’aménagement du territoire l’aura appris à ses dépens.

Lui qui, déclarant urbi et orbi que le programme spécial d’assainissement de Keur Massar était exécuté à prés de 98%, a rassuré les populations de ce qu’elles n’auront plus à faire usage de pirogues pour assurer leur mobilité.

Que nenni. La récurrence du sinistre est demeurée d’une saillante pugnacité mettant en cause la dignité même de la République.

En effet, le discours républicain se distingue du discours politique en ce qu’il est empreint de prudence et d’objectivité.

Il est vrai qu’au Sénégal, à la faveur de la théorie du “Wakh Wakhète”, le glissement du gouvernement à la gouvernance a démontré que l’on est passé d’une civilisation de la souveraineté populaire incarnée par le privilège de l’intérêt général, à une société égoïste et utilitariste, mue par des intérêts économiques singuliers, dans laquelle la notion de bien commun n’a plus de place véritable.

Les sinistres de cette nature font vivre et rien ne sera véritablement fait pour y mettre un terme.

Pour autant, “celui qui dit un mensonge ne prévoit point le travail qu’il entreprend ; car il faudra qu’il en invente mille autres pour soutenir le premier” (Alexander POPE).

Serait-il nécessaire de triturer davantage l’honneur de la République pour entretenir la flamme de l’espoir d’un peuple à la dignité déjà en lambeaux ?

Certainement pas car, ma conviction est faite de ce que tant que les règles élémentaires de l’urbanisme ne seront pas respectées, le Sénégal ne se départira jamais de ces sinistres.

Dés lors, mieux vaut engager les moyens nécessaires à soulager les sinistrés tout en gardant le silence car, au final, la réédition des comptes est un exercice dédié à des fins exclusivement politique.

Profondes peines.

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