Le G7 en conférence de presse condamne la violence faite aux enseignants…

Mesdames messieurs les journalistes, nous vous remercions d’avoir répondu à
notre invitation.
Depuis quelques années, on note une montée en puissance d’une violence gratuite
d’élèves envers les enseignants. Malgré plusieurs alertes, les autorités, à qui la loi
impose l’obligation de protéger tout agent de l’Etat dans l’exercice de ses fonctions,
se complaisent dans une inertie inexplicable. Selon elles, la centralité de l »élève clamée à tout va, sans aucune conviction, autorise toutes les dérives. Elles prennent faits et cause pour les élèves quand bien même leur culpabilité ne souffre d’aucun doute.

Les élèves défient maintenant le regard du professeur, l’insulte ou le menace
allant dans les cas les plus graves jusqu’à le frapper. Pis, elles s’associent très
souvent avec d’autres acteurs de l’école pour mettre la pression sur les enseignants
violentés et les obliger à passer l’éponge. Ce fut le cas à Saint Louis (lycée cheikh
Omar Foutiyou Tall), à Dakar (lycée Blaise Diagne), à Boucotte Diembéring, à
Mbour (lycée de Ndiaganiao CEM de Nianing), à THIES (au lycée de FAHU) au lycée de Bambey sérère et au lycée de Kébémer. (Expliquer chaque cas)
Les autorités académiques et administratives ont très souvent fait preuve de faiblesse coupable confortant ainsi les élèves dans un sentiment d’impunité.

Aussi, loin de décliner, cette violence s’amplifie. Le 10 juin 2021, Un professeur d’histoire et de géographie du lycée ex CEM de Lambaye a fait l’objet d’agression verbale et de menaces de la part d’un groupe d’élèves. Il a dû être extirpé de Lambaye et placé en sécurité à Bambey.
Le G7 condamne avec la dernière énergie ces dérives qui procèdent d’une
démission croissante et coupable des autorités académiques et administratives
face à leurs responsabilités.

Paradoxalement, dans tous les bureaux des
administrations scolaires de notre pays, trône cette citation célèbre du philosophe
Platon: « Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne
tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs
élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois
parce qu’ils ne reconnaissent plus, au-dessus d’eux, l’autorité de personne, alors
c’est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie ».
Le G7 considère que le moment et arrivé de mettre un terme à ces dérives à cette
violence, pour éviter que ne s’installe cette tyrannie ?


Le G7 réitère son soutien à tous les personnels de l’Education qui sont confrontés à des phénomènes de violence dans l’exercice de leur métier. Il engage les militants, partout où cette violence s’exercera à faire bloc et à exiger des autorités des sanctions exemplaires et dissuasives.


Il invite les autorités à se ressaisir et assumer leurs responsabilités. A défaut, il
prendra toutes les mesures nécessaires pour conjurer définitivement cette violence rampante. Le G7 Saisit également l’opportunité de cette conférence pour : – Condamner toute tentative de perversion de notre jeunesse par l’introduction de la question de l’homosexualité dans les curricula, Prendre à témoin l’opinion sur l’immobilisme du gouvernement quant à la
matérialisation des points accords malgré la pause observée et les multiples
sacrifices consentis par les enseignants pour atténuer l’impact de la
pandémie sur notre système éducatif.


Aujourd’hui que les autorités qui ont toujours clamé le manque de
ressources budgétaires pour expliquer le retard dans la matérialisation des
accords, engagent des dépenses somptuaires, dilapident des sommes
astronomiques pour servir des agendas personnels, le G7 demande aux
militantes et militants, sympathisantes et sympathisants, aux enseignants en
général, de renforcer la mobilisation. En effet, si d’ici la prochaine rentrée, le
passif n’était pas apuré, il faudra alors engager résolument le combat.


Nous vous remercions de votre aimable attention !


Fait à Dakar le 18/06/2021

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