LA VISION AGRICOLE ET INDUSTRIELLE DE PASTEF EN 5 POINTS

La vision du développement de Ousmane sonko est extrêmement précise. Il préconise un développement par strades qui s’appuie sur un secteur primaire productif et un secteur secondaire créateur de valeur ajoutée à l’instar de tous les pays qui ont connu une transition économique durable. Il ne réinvente pas la roue.

■ Pour lui le secteur primaire ( agriculture, pêche, élevage, extraction minières…) doit constituer l’épine dorsale de la révolution économique du Sénégal.

■ Il préconise ainsi de produire abondamment, en qualité et en toute saison, pour satisfaire avant tout la demande nationale. Pour cela, il compte s’appuyer sur les coopératives agricoles et d’élevages ( familiales ou villageoise). La création de ses coopératives permettrait aux travailleurs du secteur primaire de mutualiser non seulement leurs efforts et leur savoir-faire mais de compter dans les futures négociation commerciales.

■ A côté des coopératives paysannes, seront mises sur pieds des unités d’agrobusiness spécialisées dans des filières d’exportation. Soutenues par l’État et portées par des nationaux, ces unités verront leur production exclusivement destinée à l’export (marché sous-regional et international)

■ Plus de 87% des matières premières ( agricoles, animales, halieutiques, ou minières) du Sénégal sortent brutes du pays sans la moindre valeur ajoutée. Cela désarticule notre économie et accentue la dépendance commerciale de notre pays à l’etranger puisque les biens, manufacturés à partir de nos ressources, nous reviennent de l’étranger 4 à 7 fois plus chers. Par exemple, le Sénégal produit des tonnes de mangues par an et pourtant il importe du jus de mangue du Maroc qui vient chercher la matière première chez nous.

■ Pour palier cette incohérence pour ne pas dire cette absurdité économique, Ousmane Sonko préconise de mettre sur pieds de petites unités de production ( PME/PMI/TPE) qui vont assurer sur place la transformation des matières premières.Dans les domaines où le Sénégal ne bénéficie pas encore de la technologie pour assurer toutes les phases de transformation, comme c’est le cas avec le zicron par exemple, il propose de travailler sur la première transformation ( transformation intermédiaire). Le Sénégal ne peut pas fabriquer des réacteurs nucléaires mais il peut tout au moins isoler le zirconium qui protège leur paroi intérieure.Assurer la transformation de nos produits au Sénégal par des unités de production nationales comporte des avantages économiques, sociaux et politiques importants.☆. La réduction de la dépendance commerciale vis à vis de l’ étranger.

☆. La réduction du déficit de la balance commerciale. En des termes simples, plus la balance commerciale d’un pays est déficitaire plus ce pays s’appauvrit. Donc la réduction du déficit de notre balance commerciale réduit notre pauvreté.

☆. La rentrée de plus en plus de devises étrangères qui va permettre de financer notre économie

☆. La réduction considérable du chômage de nos compatriotes. La réduction du chômage induit une réduction de la pauvreté et une augmentation du pouvoir d’achat. L’augmentation du pouvoir d’achat relance la consommation des ménages laquelle soutient la production. On va ainsi créer un cercle vertueux.

☆. La création de filières universitaires adaptées aux besoins de nos marchés.

☆ L’autosuffisance alimentaire de notre pays La mise en œuvre d’une telle ambition doit s’adosser sur quatre (4) facteurs clés de succès :

1. Un accès sécurisé à la terre pour les paysans, les agriculteurs et les éleveurs2. Un accès permanent à l’eau pour cultiver 12 mois sur 12

3. Un accès aux semences et intrants de qualités

4. Un accès facile au financement De cela , nous parlerons très prochainement.

Par Ibrahim Khalil Touré.

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