Olympique de Marseille : Habib Beye Entre risques et défis

Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais je vais juste rejoindre la masse pour poser le débat de façon classique et donner mon point de vue. Quand au fait d’avoir consulté l’ancien capitaine du Sénégal ou pas, nous y reviendrons mais ne soyez pas surpris d’ici les prochaines heures, si jamais il se fait confier les rênes de l’Olympique de Marseille. Moi à la place de Habib Beye, je prends l’équipe et demande aux dirigeants de me laisser les 6 mois restants de la saison comme phase test, au vu de la situation actuelle et fixe mes objectifs pour la saison à venir en corrélation avec les ambitions de la direction exécutive.

En voyant certains arguments sur les réseaux sociaux, j’ai l’impression qu’il y a des gens qui pensent que Habib ne travaille qu’à la télévision et ne pratique pas son métier d’entraîneur sur le terrain alors que non. Il n’a pas voulu rejoindre un grand club pour apprendre depuis le plus vas, mais croit en ses capacités d’apprentissage avec beaucoup d’humilité, d’où ses activités . Quand au fait qu’il va réussir ou pas, seul Dieu le sait.Nous nous sommes pas posés les mêmes doutes quand il s’est agit de Pep Guardiola sous prétexte qu’il est passé par la Masia tout comme cela n’a pas été le cas pour Zinedine Zidane pour ne pas parler du plus récent cas d’Andréa Pirlo.

Habib a souvent critiqué le comportement des joueurs de Marseille. Et alors ? Il était un supporter envoyé sur le plateau ou il était un consultant appelé à être impartial dans ses analyses ? Contrairement à ce que certains pensent, Habib jouit d’une bonne côte au sein de la direction de l’OM et des supporters. Quand sa réussite ou à son échec au cas où il se fasse nommer, seul Dieu le sait.« C’est une obsession aujourd’hui (de devenir entraîneur). Il y a une certaine frustration dans le métier que je fais aujourd’hui. Je suis amené à analyser, décrypter, donner mon avis, mais d’une certaine manière, tout cela n’est jamais testé. Quand je prends une position tactique, la prise de risque est nulle. Je veux voir aujourd’hui si ma conception du football peut être mise en pratique avec une équipe, disait-il dans les antennes de l’Equipe 21.

Je suis impatient, t’as envie d’être confronté à ça, à l’enjeu, à cette pression. Je me suis nourri de cette pression dans ma carrière de footballeur, j’adorais ça. J’adorais ces moments où t’es un peu dos au mur. Et le métier d’entraîneur, c’est que ça », avait-il conclu dans « Entraîneurs, intimes confessions ».Encore une fois, c’est un risque de nommer Habib Beye en tant que coach de l’Olympique de Marseille si nous pensons uniquement au passage de Thierry Henry à Monaco comme exemple. Mais, est-ce que tous les jours sont Lundi ? Je pense que non, puisque des coachs de renom sont fraîchement sortis comme ça de l’école de formation pour faire de belles choses dans le haut niveau. Le football n’est pas une science exacte et nul ne peut prédire l’avenir d’une personne qui peut prendre des risques.

Par Chérif Sadio ( page Facebook)

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