Les ondes de l’éducation sexuelle.(Par M.BADJI, professeur de lettres)

Effectivement. C’est la colonisation sexuelle. En ciblant cette couche vulnérable de nos enfants , la politique de l’UNESCO n’est rien d’autre que de formater toutes traces culturelles nous laissant ainsi vivre dans l’accumulation, le mépris , l’avilissement de nos propres valeurs. Par conséquent nous serons plus nous mêmes mais des « NINI Sexuels ». Cela veut dire que non seulement ils vont nous priver et spolier de nos valeurs, mais aussi et surtout nous serons jamais présentés comme eux. Ceux qui sont derrière tout ça, c’est Paris qui, nous ligotant les pieds, la gorge, les mains, veut encore nous exterminer sur tous les plans :
Sur le plan culturel, on nous fait croire que la race blanche est supérieure à la nôtre, surtout par le biais de la couleur de la peau à tel enseigne que le noir demeure un prisonnier malheureux de sa peau et devient incapable de se relever. Cette colonisation culturelle est mise en valeur par nos grands écrivains qui avaient farouchement rejeté certaines pratiques culturelles en invitant aux Africains de valoriser leur culture qui est aussi riche que les leurs. Mais malheureusement la complexité de cette problématique culturelle demeure insoluble, et l’impératif du temps nous propose comme solution l’altérité marquant ainsi l’envoi à l’école nos enfants. On y enseigne avec plus de75% ( une estimation empirique) des valeurs culturelles occidentales. C’est par cet acte de domination que les politiques sur l’éducation, les finalités, les buts, les objectifs qui s’en dégagent veulent encore orienter notre système éducatif avec à la clé l’Education Sexuelle à la manière occidentale. La question qui se pose est de savoir que devrons nous faire de nos manières ? Sont-elles vouées à l’échec ? Nous interpellons nos gouvernants sur la question cette question si sensible.

Sur le plan politique, nous savons tous que le néocolonialisme est légion dans nos pays. Certes un État a besoin d’influence et de modèle, mais l’imitation stérile, sans la moindre indépendance dans les prises de décisions, a toujours été un cas dans les pays africains. Avec cette décision, ils prendront l’assaut dans les médias, dans les espaces publics rien que pour nous faire croire de la vertu de cette Education Sexuelle. Certes, ils ont ce pouvoir de décisions mais force est de constater que » le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme pas sa force en droit et l’obéissance en devoir » nous disait Rousseau. Par ailleurs, la seule solution, c’est aussi la décision du peuple, qui , de par son pouvoir, est dépositaire de toutes les armes nécessaires pour sonner ses cloches contre un impérialisme sexuel. Cependant, les organisations de l’éducation leur diront, certes, que nous avons besoin d’une telle orientation politique sinon nous prendrons nos dispositions nécessaires en ce qui concerne les financements publics et privés. Et nos gouvernants, dos au mur, sonneront le glas de nos valeurs aux profits des valeurs occidentales à l’image de ce programme d’éducation sexuelle . Nous disons non et nous proposons en lieu est place des assises sérieuses en vue de mieux réoganiser notre système éducatif. A la place, pourquoi ne pas aussi enseigner nos langues nationales. On ne saurait terminer d’énumérer les actes de ces comploteurs.

  • Sur le plan psychologique, nos enfants seront déformés mentalement. Rien n’est plus grave dans ce monde que de déformer une âme. Comme le disait Mariama BA,  » Déformer une âme est aussi sacrilège qu’un assassinat » Je dirais que déformer une âme est plus qu’un assassinat, car plus que le nombre de pervers augmente de déformés, plus le nombre d’assassinats augmente. Du coup, la conséquence directe sera beaucoup plus tragique que dramatique dans la perspective de la déformation. Nous devons incessamment veiller sur cette couche vulnérable qui n’est que les futurs cadres de demain
  • Sur le plan religieux, certains disent que c’est les prédications de la fin du monde. Nous savons que le Sénégal est un pays fortement ancré dans les valeurs religieuses, et vouloir déstabiliser ce que nos parents, nos grands hommes ont bâti, ça sera de l’ingratitude. Ni l’église ni la religion musulmane encore moins nos croyances animistes ne sauraient à mesure de cautionner un tel acte. Alors, nous interpellons à ces promoteurs sexuels de faire marche arrière dans leurs décisions.
    Je ne saurais terminer d’étaler ma plume. J’arrête et c’est le peuple de prendre la dernière décision, car l’intellect ne fait que suggérer ou éveiller les consciences

M.BADJI, Professeur de lettres modernes au Lycée de Dioude Diabe.

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