Mali: Le nouveau président de la transition Bah Ndaw prête serment ce vendredi.

Ministre de la Défense en 2014, Bah N’Daw, colonel-major à la retraite, vient nommé à la tête du Mali prête serment ce vendredi selon France 24 . Un mois après le coup d’État qui a renversé Ibrahim Boubacar Keïta, les militaires refusent donc de lâcher les rênes du pays, malgré les sanctions des pays voisins ouest-africains et nomment à la tête du pays un colonel-Major en retraite.

Journée d’investiture au Mali, la junte toujours en discussion avec la Cédéao

Le nouveau président par intérim, l’officier à la retraite Bah N’Daw doit prêter serment ce vendredi 25 septembre, ainsi que le nouveau vice-président le colonel Assimi Goïta, chef de la junte qui a renversé l’ex-président IBK. Une double investiture donc, dans un contexte particulier, un peu plus d’un mois après le coup d’État, et alors que la Cédéao n’a pas encore levé les sanctions qui pèsent depuis sur le Mali.

Sauf surprise, aucun chef d’États africains ne devrait faire le déplacement pour assister à la cérémonie. « Difficile de faire autrement, explique un diplomate, tant que les sanctions ne sont pas levées ». Jeudi soir, les « consultations », à ce sujet étaient toujours en cours. C’est donc une cérémonie « sobre » qui est annoncée.
Signe que le climat s’est tout de même amélioré, le médiateur de la Cédéao, Goodluck Jonathan, arrivée il y a deux jours à Bamako, a confirmé sa participation. Les ambassadeurs européens en poste dans la capitale malienne devraient également être présents.

Selon Mr. Horizon Infos, Cette investiture marque une étape importante : elle est censée marquer le début d’une période de transition qui doit durer 18 mois et aboutir à terme à de nouvelles élections. Mais dans l’immédiat, elle ouvre surtout la voie à la nomination du Premier ministre toujours attendue. C’est en effet au président de la transition, une fois qu’il aura prêté serment, de le nommer. Or il s’agit là de l’une des principales conditions posées par la Cédéao pour lever l’embargo contre le Mali. La Cédéao exige un civil.
« Les choses avancent » indique de son côté une source à la Cédéao, sans pouvoir dire quand le suspens prendra fin. « On espère qu’une annonce pourrait être faite dans la foulée de l’investiture », confiait un diplomate africain jeudi soir. Ce qui permettrait à la Cédéao de se prononcer sur les sanctions avant le départ de Goodluck Jonathan, dans l’après-midi. Mais jeudi soir, plusieurs sources n’excluaient pas qu’il faille encore quelques jours pour connaître le nom du nouveau chef de gouvernement de la transition. Nous renseigne la même source.

Par cheikh Oumar Bodian.

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