Ma publication après les événements du 23 juin 2011, bonne (re)lecture.

Lorem ipsum dolor sit amet,sed diam nonumy eirmod tempor invidunt ut labore et dolore magna aliquyam erat, At vero eos et accusam et justo duo dolores et ea rebum. Lorem ipsum dolor sit amet, no sea takimata sanctus est Lorem ipsum dolor sit amet. Stet clita kasd gubergren, no sea takimata sanctus est Lorem ipsum dolor sit amet. no sea takimata sanctus est Lorem ipsum dolor sit amet. no sea takimata sanctus est Lorem ipsum dolor sit amet. sed diam voluptua.

27 juin 2011, 08:15
Ma conviction
Dans la vie d’une Nation, les dates historiques, anodines au début, viennent comme par hasard s’imposer dans la mémoire collective. C’est dans ce registre qu’il faut désormais archiver la date du 23 juin 2011.

C’est une date à retenir et à méditer autant pour la majorité présidentielle que pour ceux qui aspirent à la magistrature suprême. Elle est symbolique par sa portée et unique par son ampleur.

Pourtant Wade a été porté au pouvoir par ce peuple onze années auparavant. Onze années durant lesquelles le peuple a certainement étudié et compris l’homme qu’il venait de propulser de la manière la plus démocratique au palais.

Qu’est-ce qui s’est passé entre temps pour constater ce semblant de divorce ?
Dès l’accession de Wade au pouvoir, une certaine classe de politicien inaugura ce qu’il est convenu d’intégrer dans notre vocabulaire local : la transhumance. Terme jadis convoqué quand il s’agissait de faire allusion à un berger en quête de pâture. Ces militants de la vingt-cinquième heure sont devenus, comme par miracle ou par magie les confidents de Wade, ses plus proches collaborateurs.

L’électeur du 19 mars 2000 n’avait pas souhaité et n’a peut-être pas compris pourquoi recycler de sitôt des gens qu’il venait de vomir et peut-être n’a pas pardonné à Wade et à son régime.
L’entourage de Wade a fini de faire de chaque citoyen, un opposant potentiel : il suffit que tu dises ce qui ne va dans ce pays pour qu’on te colle l’étiquette d’opposant. Ils n’ont pas voulu décrypter les messages pour s’emmurer dans une insolence qui a irrité plus d’un.

On a fait croire à Wade que tout lui était permis au Sénégal.
N’est-ce pas Wade qui disait lors de sa prestation de serment en 2000 que « nous prîmes rapidement conscience que les Sénégalais d’instruments de vote, étaient devenus, d’une élection à l’autre des citoyens, puis en l’espace d’une campagne électorale de véritables citoyens ». Le peuple était silencieux et peut-être même docile. Ce n’était pas un gage que tout lui était permis. Les rédacteurs et les initiateurs du fameux projet de loi en ont appris à leurs dépens.

Wade disait en 2000 au stade Léopold Sédar Senghor que « le peuple Sénégalais a franchi un pas de plus qui n’autorise plus la gestion solitaire de la chose publique dans le secret d’un cabinet ». N’y a t-il pas un virage à 180° entre 2000 et 2011.
Le peuple ne peut pas faire son choix en 2000 et onze ans après, remettre en cause ce choix. Wade et compagnie, consciemment ou non sont en train d’aménager une petite porte de sortie pour la personne qui était un chouchou du peuple en 2000. Wade doit bien regarder autour de lui et bien décrypter le message du 23 juin.

La question que l’on se pose est de savoir si réellement l’entourage de Wade l’aime bien.
Nous avions souhaité en 2000 un “Mandela” version ouest africaine, mais l’usure du pouvoir aidant, il ne reste plus à Wade qu’une sortie honorable. On avait toujours dit qu’en politique les erreurs se paient cash. Le vin est récolté, il faut le boire jusqu’à la lie, gare à celui qui sera ivre.

Sans pour autant se lancer dans la météo politique, l’avenir laisse présager des nuages dans la famille libérale. Que Wade ne soit pas surpris si un jour les mêmes transhumants quittent, armes et bagages comme ils aiment le dire, la famille libérale pour d’autres prairies ou pourquoi pas retourner dans leurs familles d’origine.
Dès son accession au pouvoir, le régime de Wade s’est attardé sur des projets à coup de milliards, projets qui n’étaient non seulement pas opportuns mais dont le candidat Wade n’avait pris aucun engagement envers le peuple, laissant de côté les priorités. La population souffre. Les ménages à revenu moyen sont étranglés.

La population accuse les gouvernants de ne faire aucun effort pour amortir sinon annihiler le choc qui devient de plus en plus insupportable. Face à ces accusations, on sert à la population l’explication simpliste qui consiste à dire que la crise est mondiale et que nous devons nous ceindre les reins, changer nos habitudes culinaires et s’en remettre à Dieu.

Le constat est là et amer : une majorité de Sénégalais subit le poids de la crise et une minorité – celle d’en haut – continue à vivre dans une insolence qui frise la morale.
Le peuple n’a pas compris pourquoi l’État ne prend pas des mesures d’urgence pour régler les problèmes de l’énergie, de l’éducation, de la santé, du monde paysan avec des bons impayés et des campagnes à demi-teinte, de l’emploi des jeunes, de la justice,…

J’ose croire que le message du 23 juin ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd : « Le vrai politique est celui qui joue bien et qui gagne à la longue » disait Voltaire.
Wade et son clan sont dans l’obligation de changer de comportement. On n’avait chanté avec force que le Sénégalais était un citoyen à part, que le vent qui souffle un peu partout en Afrique ne nous parviendra jamais. Ils se cachèrent derrière les bénédictions de nos illustres parents qui auraient béni notre pays avant de nous quitter pour de bon. Ils ont peut-être oublié que notre pays n’est plus, en matière de démocratie, cette plante tant enviée, dans le désert. Le désert a vu beaucoup de plantes pousser et même grandir beaucoup plus vite que la nôtre pays.

Il faut que les leçons de ce 23 juin servent au moins à replacer notre cher Sénégal dans sa place d’antan. Notre pays ne mérite pas le spectacle que le monde entier avait suivi en live le 23 juin.
Il ne faudrait pas que des pratiques honteuses salissent l’image de notre cher Sénégal.
Comprenne qui pourra.
nfally@gmail.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *